Liberté : une vidéo inspirée du poème de Paul Eluard

Interview de Lilou (élève de 3ème)

Cette vidéo est publiée avec l’aimable autorisation des Enfoirés qui ont mis en musique la poésie de Paul Eluard pour leur spectacle. Toute reproduction sur un autre support est soumise à leur autorisation.

 

Lilou, peux – tu nous expliquer dans quel cadre tu as réalisé la vidéo : Liberté en lien avec le poème de Paul Eluard ?

C’est dans le cadre du cours de Français, en 3ème. Il fallait créer un support visuel pour illustrer la poésie qu’on allait apprendre.

Pourquoi le choix de la vidéo ?

Parce que c’est quelque chose qui me plaît. J’ai donc pensé à faire une vidéo et pas un dessin quelconque. Je suis intéressée par les montages. J’en fais régulièrement et je les diffuse sur ma chaîne Youtube. Je traite des sujets de manière humoristique.

Je voulais pas mimer la poésie. Du coup j’ai décidé de dessiner les principaux éléments et de me filmer en train de dessiner.

A quoi tu attribues le fait que cette vidéo ait plu à tout le monde au collège ?

Je ne pensais pas qu’elle allait plaire autant. Je ne me suis pas demandée si elle allait plaire en la faisant. J’ai laissé libre cours à mon imagination et je suis heureuse qu’elle ait plu.

(la vidéo a été diffusée à toutes les classes du collège dans le cours d’Art Plastique)

Techniquement, comment tu fais ?

J’utilise le logiciel Imovie (version payante mais abordable), j’essaie de couper pour que ce soit bien aligné. Si ça me plaît pas, je recommence.

Combien de temps as – tu mis pour faire cette vidéo ?

Pour la préparation des éléments et le tournage, j’ai mis environ 2 heures. Pour le montage, cela a duré environ 6 heures. J’étais fatiguée mais j’avais pas envie d’abandonner.

Que penses -tu de cette poésie ?

Elle évoque un sentiment d’abandon, de tristesse et à la fois de renouveau et de joie. Au début, le poète se sent seul, abandonné mais à la fin le plus important c’est qu’il veut vivre sa vie, se sentir libre et pas oppressé par la guerre et ce qu’il y a autour.

Faire la vidéo m’a permis d’apprendre la poésie, de la visualiser.

 

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Mais qui a donc bien pu inventer Padlet ?

(Article rédigé par Mme Almayrac, professeur documentaliste et relu par les élèves de 6èmes)laptop-1483974_960_720

« D’abord, c’est quoi Padlet » ? Imaginez un mur sur lequel vous voulez écrire des textes, insérer des images, lire des sons ou des vidéos. Imaginez que vous voulez partager ce mur avec d’autres personnes et que vous leur permettiez de contribuer aussi. Et bien Padlet permet de créer ce mur de manière virtuelle. Pour en savoir plus : https://padlet.com/

Recherche d’un outil du web pour partager des photos en ligne

Octobre 2017. Les séance d’Education aux Médias et à l’Information (EMI) avec les élèves de sixième ont débuté depuis un mois. Cette année, nous aurons un fil rouge : l’observation de la biodiversité autour de nous. Afin de partager des photos prises au détour de nos promenades, des sons enregistrés, des textes célébrant la nature… nous recherchons ensemble l’outil du web le plus approprié. Les propositions fusent : Snapchat, Instagram, Facebook… Pour que notre choix soit des plus éclairés, nous réalisons une fiche d’identité des principaux outils cités. Il s’agit de savoir qui sont ses créateurs, à quel moment l’outil a été créé, dans quel pays et pour quoi faire. On reconnaît là la règle des 5W, utilisée dans le domaine journalistique. Nous ajoutons cependant la question primordiale du financement de ces outils qui nous permet d’aborder la notion de données personnelles.

En parallèle, des élèves qui ne connaissent pas et n’utilisent pas les réseaux sociaux tentent, à ma demande, de trouver des informations sur Padlet.

Lors de la séance suivante, nous confrontons le résultat de nos recherches. Après avoir expliqué les contraintes d’une utilisation scolaire des réseaux sociaux : il faut que tout le monde puisse contribuer sans obligatoirement créer un compte personnel, il faut que je puisse valider les publications avant qu’elles n’apparaissent sur la toile… force est de constater que Snapchat, Instagram et Facebook ne font pas l’affaire.

Le cas Padlet

Qu’en est – il de Padlet ? Techniquement, il répond à nos demandes. En revanche, nous n’arrivons pas à obtenir d’informations suffisantes pour faire notre carte d’identité. Même Wikipedia n’en parle pas… Seuls des sites éducatifs vantent ses mérites et nous expliquent comment l’utiliser. Pouvons – nous nous contenter de cela ? Pouvons – nous promouvoir l’utilisation d’un outil auprès des élèves sans savoir exactement son origine et son financement ? Et comment aller plus loin lorsque nos moteurs de recherche favoris ne répondent pas aux questions que l’on se pose ?

En cherchant bien sur la page d’accueil du site, nous découvrons une rubrique intitulée « Aide » dans laquelle on nous propose d’envoyer un e.mail. Qu’à cela ne tienne, nous allons le faire ! Je prends les choses en main car la communication doit se faire en anglais, trop compliqué pour des élèves de sixièmes. Le 8 octobre à 12h01, j’envoie donc un mail via la rubrique aide du site padlet en posant les questions qui m’intéressent pour fabriquer ma carte d’identité. Quelques secondes après, je reçois une réponse d’un robot m’informant que mon mail a bien été reçu par l’équipe de Padlet et qu’une certaine Carla va y répondre dans très peu de temps. Le 9 octobre à 10h28, j’ai la réponse de Carla, à travers un article (toujours en anglais) qui date de 2013 qui me donne les renseignements espérés. Il manque tout de même une réponse claire sur le financement. J’insiste en ré-écrivant à Carla qui me répond dans la foulée. Voici la fiche d’identité réalisée avec ses renseignements : fiche d’identité Padlet

Un petit exercice qui soulève des questionnements 

Tout cela m’interpelle quand même : un article qui date de 2013 ? Aucun article sur le sujet dans le web français alors que Padlet semble utilisé régulièrement dans l’éducation ? Aucun article sur Wikipedia ?

Conclusion :

Ce petit compte – rendu d’expérience n’a d’autre finalité que de montrer que l’Education aux Médias et à l’Information peut se faire de manière très simple lorsqu’on prend conscience que derrière les outils du web se cachent des personnes humaines que l’on peut contacter facilement. La démarche décrite ici est accessible au plus grand nombre. Elle fait appel aux fondements de la formation à l’esprit critique (cf : vidéo de Jérôme Grondeux) que sont le développement d’une attitude empreinte de curiosité, de lucidité et de modestie…

Depuis, nous avons retenu Padlet pour partager nos documents autour de la biodiversité. Les élèves contribuent régulièrement en partageant leurs observations.

Sources : – Vidéo de Jérôme Grondeux (IPR) sur la définition de l’esprit critique

Article issu du site yourstory.com et envoyé par Carla (entreprise Padlet)

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Atelier « Je démonte un iPhone »

Atelier proposé par Dorian Lala (élève de 5°) et article rédigé par Mme Almayrac (professeur documentaliste)

Aujourd’hui Dorian, un élève de 5° nous a proposé un atelier qui consistait à démonter un iPhone pour visualiser les différents composants présents dans un 5S. Muni de tournevis et de pièces spéciales dont le nom m’échappe, il nous a fait découvrir :

Iphone

  • Les capteurs son, image et tactile

  • La caméra

  • L’écran LCD et tactile…

  • La batterie…

  • Et des dizaines de petites vis qui tendent à s’échapper au moindre mouvement…

Les élèves qui participaient à l’atelier ne s’attendaient pas à voir ces pièces composées de différents matériaux. Ils pensaient que tout était en métal à l’intérieur. K. n’a pas été surpris, quant à lui, car c’est aussi un adepte du démontage d’ iPhone. Il a pu tout de même comparer sa méthode avec celle de Dorian. Verdict : « ça ressemble à ce que je fais » selon ses dires.

De nombreuses questions ont été posées à Dorian ? « Comment as – tu appris tout ça ? », « Comment puis – je réparer mon écran cassé ? » « Où achètes – tu les différentes pièces ? » « Peux-tu mettre des pièces fabriquées par Samsung dans ton iPhone ? »…

Pour conclure, nous avons parlé d’obsolescence programmée en lien avec la durée de vie des I phone, d’enclosure après avoir constaté que l’iPhone fonctionne principalement avec des pièces fabriquées par Apple (même si on peut utiliser un écran d’une autre marque pour faire fonctionner son iPhone), de logiciels libres en abordant la notion de système d’exploitation. Nous avons décidé d’expérimenter Linux sur un des portables du CDI…

Un grand merci à Dorian et à tous les participants de ce premier atelier…

A suivre…

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EPI Harcèlement scolaire

Interview réalisé par Mme Almayrac et relu par les professeurs responsables de l’EPI (MMe Freby, Mme Dubois, MMe Goncalves et Mme Meyniel)

 

Bonjour, vous avez réalisé un travail sur le thème du harcèlement scolaire en EPI (Enseignement Pratique Interdisciplinaire), en lien avec les cours d’anglais, d’arts plastiques et d’éducation musicale, pouvez – vous nous expliquer en quoi consistait ce travail concrètement ? Quel a été le travail spécifique de chaque matière ?

Ce travail consistait à faire une vidéo/bande annonce sur la lutte contre le harcèlement scolaire. Dans chaque matière, nous avons travaillé quelque chose en particulier :

– En anglais, nous avions réalisé une tâche finale sur le harcèlement. Il fallait rédiger des phrases courtes en utilisant une formule négative sur le thème de la lutte contre le harcèlement scolaire.

– En Arts Plastiques, il s’agissait d’apprendre à filmer (bien cadrer, choisir le bon éclairage…). On a aussi travaillé notre jeu d’acteur et le montage vidéo. Cela nous a pris beaucoup de temps. Nous ne réalisions pas le travail qui se cachait derrière chaque vidéo que nous visionnions. Maintenant, cela n’a plus de secret pour nous !

En éducation musicale : Nous avons choisi les musiques qui allaient accompagner nos vidéos. Il fallait respecter le droit d’auteur en ne réutilisant que 10 % de la musique choisie.

Pour mener à bien votre projet, vous êtes allés au CDI. Pouvez – vous nous dire quel travail spécifique vous avez réalisé avec le professeur documentaliste ?

Avec le professeur documentaliste, nous avons fait une leçon sur le cadrage dans un film et le vocabulaire technique. Puis, le professeur nous a guidé tout au long du projet de manière individuelle.

Que retenez – vous de ce projet ? (aspects positifs et négatifs)

Nous avons apprécié le travail de groupe. Nous travaillions à 2 ou 3 personnes, par affinités. Ce qui a donné lieu à de bons moments de convivialité. L’entraide entre les groupes s’est également fait ressentir. Certains élèves ont une chaîne YouTube. Ils savaient donc déjà faire des vidéos (filmer et utiliser les logiciels de montage). Ils ont aidé les élèves qui avaient plus de difficultés.

Nous avons également découvert plusieurs logiciels, que ce soit pour le son (audacity, YouTube mp3,) ou pour la vidéo (Imovie ou windows movie maker).

Nous avons tout de même rencontré des difficultés notamment dans l’utilisation du logiciel audacity ou la compatibilité des formats sons et vidéos pour le montage.

Pour conclure, nous dirions que nous avons aimé cet EPI car le thème et la manière de travailler correspondent au monde dans lequel nous vivons.

 

Lilou, Inès, Emilie, Melody, Judith, Emma, Morgane, Coumba

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Math Hopper

Domaine : mathématiques (calcul mental)

(application testée par Mme Almayrac, professeur documentaliste)

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(image disponible sur Pixabay : domaine public)

Vous êtes fort en calcul mental ou vous voulez vous améliorer. Cette application est faite pour vous… Un savant mélange de chiffre entre 0 et 9, juste des additions et des soustractions et une « méchante » scie circulaire prête à vous trancher si vous mettez trop de temps à calculer, voilà ce que propose Math Hopper. Prêt à vous lancer ?

  • Disponible sur IOS (I pad) et Androïd
  • Gratuit
  • Wifi non nécessaire
  • Edité par Bulkipix (https://bulkypix.com/fr/a-propos/), société européenne de création de jeux et d’applications indépendante.

Les + :

  • ça a l’air simple comme ça donc on est motivé, on a envie de réussir
  • la prise en main est simple
  • on peut battre des records
  • l’interface est agréable

Les – :

  • ça peut être très énervant quand on ne réussit pas !
  • Le son peut être prise de tête mais il peut se couper…

 

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Histokids France

Domaine : Histoire

(application testée par Mme Almayrac, professeur documentaliste)

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En cette période de révision du Diplôme National du Brevet, cette application peut – être un moyen de mémoriser les grandes dates de l’histoire de France de la préhistoire à nos jours.

  • Disponible sur IOS ( I pad)
  • Payante (4.99€)
  • Wifi non nécessaire
  • Editée par Alexandre Minard (éditeur français)

Les + :

  • Cette application couvre un large champ de l’histoire de France
  • Les parties sont courtes même si les défis sont longs. On peut stopper l’activité, la reprendre quand on le souhaite.
  • Cette application favorise la mémorisation des dates clés de l’histoire de France
  • Plusieurs modes de jeu sont disponibles : entraînement, challenge et aventure

Les – :

  • Pour l’instant je n’en vois pas, le prix se justifiant par l’absence de publicité et la qualité de l’application.

 

 

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Ma bibliothèque idéale : La quête d’Ewilan de P. Bottero

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Photo disponible sur Pixabay : domaine public

 (Article rédigé par Maguelonne Laffont – élève de 3°)

C’est l’histoire d’une jeune fille qui a 13 ans. Elle est surdouée. Ses parents adoptifs la détestent. Ils ne lui portent aucune attention. Elle a un seul ami : Salim. Elle habite dans les  beaux quartiers parisiens. Il habite dans le quartier des peintres, un quartier mal famé. Elle va disparaître et se retrouver dans un monde parallèle où elle va découvrir son don. Il s’agit d’une trilogie.

J’ai lu le premier tome en septembre et j’ai dû attendre Noël pour lire la suite. C’était horrible ! J’étais absorbé par le premier tome. L’héroïne m’a tout de suite beaucoup plu. Et le fait qu’il y ait un monde parallèle m’a également beaucoup plu. Je n’aurais jamais imaginé que l’on puisse avoir un don pareil.

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Document de collecte : vers des « automatismes irrépressibles »

(Article rédigé par Mme Almayrac (professeur documentaliste). Merci à André Tricot pour la relecture de cet article parce qu’il arrive que les mots « parfois » et « peut – être » revêtent une importance insoupçonnée.)

Les élèves du collège Saint – Théodard vous le diront : « Mme Almayrac, elle est pénible avec son document de collecte !!! ».

Dés le premier cours d’EMI (ou plutôt le deuxième) en 6°, j’ai annoncé :

  • « Au CDI, nous allons travailler toute l’année sur la méthodologie de la recherche d’informations. Nous allons faire et refaire des documents de collecte et des cartographies de sources. Puis nous allons continuer tout au long de vos années collège. Bref, je préfère vous prévenir :  je vais être pénible et exigeante sur le sujet. Sachez – le ! »

Voilà, comme ça les choses sont dites et posées dés le début. Oui, mais alors, qu’est – ce que c’est un document de collecte et une cartographie de sites ? Et pourquoi elle a décidé d’être aussi exigeante sur le sujet ?

  1. Le document de collecte et la cartographie des sites : éléments essentiels de l’EMI

Attardons – nous quelques secondes sur les définitions de ces deux notions :

  • Définition du document de collecte :

« Un document de collecte se présente sous la forme d’une liste de courts extraits copiés-collés dont on donne à chaque fois la source. Il aide à comprendre son sujet de recherche. il est le point de départ d’une recherche documentaire. Il peut être retravaillé et faire l’objet d’une évaluation individuelle et/ou collective sur les choix opérés. Le document de collecte est un document secondaire. » (http://www.docpourdocs.fr/spip.php?article539)

Lorsque l’élève réalise un document de collecte, il prend donc conscience qu’il prélève de l’information dont il n’est pas lui – même l’auteur sur différentes sources. Il sélectionne ensuite les informations qu’il juge pertinentes pour son travail.

  • Définition de la cartographie des sources :

« Cartographier les sources d’information, c’est demander aux élèves de présenter les sites trouvés lors d’une recherche d’information sous la forme d’une carte présentant une typologie des sites. Il s’agit d’utiliser la méthode de la carte mentale pour amener les élèves à se poser cette question, après la collecte d’information : « Qui parle sur ce sujet ? ». » (http://www.docpourdocs.fr/spip.php?article455)

Cette cartographie permet donc de travailler un point fondamental en EMI : la fiabilité de l’information. Rechercher l’auteur d’une information diffusée sur le web n’est pas toujours chose aisée. Comprendre qu’il est difficile de faire confiance à une information dont on ne connaît pas l’auteur est un premier pas vers la construction d’un esprit critique face aux médias qui nous entourent.

2. Mais pourquoi est – elle aussi pénible ?

Eh bien, si je vous disais que je viens de le comprendre grâce à une vidéo d’André Tricot (professeur d’université en psychologie cognitive à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education de Midi – Pyrénées), vous me croiriez ? Et pourtant.

Que dit cette vidéo ?

Je vais tenter de résumer : l’être humain apprend en mettant en oeuvre des processus différents. Il peut s’agir :

  • d’appropriations implicites. Vous n’avez pas conscience d’avoir appris à reconnaître le visage de votre mère lorsque vous aviez 3 jours et pourtant… Vous n’avez pas conscience d’avoir appris votre langue maternelle et l’accent qui va avec lorsque vous aviez six mois. Et pourtant… Cette manière d’apprendre ne vous a pas demandé beaucoup de temps ni d’attention. Elle se fait « naturellement ».

Or, apprendre à faire un document de collecte et une cartographie des sources est loin d’être « naturel ». Quel recours avons – nous alors ? Eh bien oui, « être pénible », c’est – à – dire faire, refaire, ressasser, radoter… En réalité, on met en place un deuxième processus d’apprentissage : l’automatisation

  • l’automatisation : le but du jeu est alors de transformer une pratique contrôlée, formelle si vous préférez, ou encore prescrite par l’enseignant, pour qu’à terme (plus ou moins long il faut le dire), elle puisse devenir implicite. Autrement dit, j’espère qu’à la fin du collège, après avoir mis ces automatismes en place, mes élèves feront des documents de collecte et des cartographies de sources sans s’en rendre compte. Ils auront tellement l’habitude de le faire, que ce sera vite fait et très bien fait. Ils auront en quelques secondes repéré les sources fiables des non fiables… Et cela de manière parfois ir-ré-prés-sible. Et oui, ils ne pourront peut – être pas s’empêcher d’appliquer cette méthode… Je rêve ? Peut – être mais on ne le saura que dans quelques années. En effet le temps de l’appropriation des automatismes irrépressibles peut être long, très loooooooonnnnnnng même. Alors, je m’engage à ne plus râler lorsqu’un élève me dit, au bout de 6 mois passé sur le sujet : « Madame, mais c’est quoi un document de collecte ? ». Je répèterai sans cesse la même réponse en me disant que cet élève engage un lent processus qui aboutira peut – être lorsqu’il aura quitté le collège, et que malgré tout , ça se tente, non ?

Bon, il reste un problème à solutionner. Cette manière d’apprendre ne permet pas, selon André Tricot, d’être sensible à un détail inhabituel. Cela signifie que si un site a toute l’apparence d’un site fiable et qu’un petit détail cloche, nos élèves ne seraient pas capables de le détecter ? Je cherche encore comment remédier à cela… Si quelqu’un a une idée. N’hésitez pas…

Ce qui est sûr, c’est que je vais continuer à être « pénible » en 6°, en 5°, en 4° et en 3° et que je saurai expliquer pourquoi. Merci, M. Tricot.

Pour ceux qui le souhaitent,la vidéo d’André Tricot est disponible en ligne. Elle est présentée dans le cadre du colloque de l’ANR (Agence Nationale de Recherche) de Bordeaux sur le thème : Translittératie et affiliations numériques du 4 et 5 février 2016.

 

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« Madame, est- ce qu’on pourrait créer un moteur de recherche avant la fin de l’année ? »

Article rédigé par Mme Almayrac (professeur documentaliste) avec la participation d’Imrane et Yanis

Mardi après – midi, la séance EMI débute avec des élèves d’un groupe de 6° attentifs. Nous allons parler de la fiabilité de l’information. Après avoir fait une recherche sur les contes créoles, il est temps de vérifier si nous pouvons faire confiance aux sites que nous avons utilisés.

Question :

Au milieu des débats sur les auteurs des informations publiées sur les sites consultés, une question surgit :
– « Madame, est-ce qu’on pourrait créer un moteur de recherche avant la fin de l’année ? ».
C’est Imrane qui la formule, sur un ton curieux.
Au premier abord, la question me déconcerte et appelle une réponse mi-figue, mi-raisin :
– « Tu sais Imrane, c’est compliqué. Créer un moteur de recherche demande des compétences mathématiques et informatiques que personne ne possède dans cette salle. »
Puis, je me ressaisis. Je me dis que parler des moteurs de recherche est un des objectifs que je me suis fixé en EMI. Certes pas dans cette séance, certes pas à ce moment précis de mon intervention. Mais pourquoi pas ? Je demande donc à Imrane de faire une recherche en lien avec sa question pour la prochaine fois. Yanis propose de l’aider. C’est avec plaisir.
Etant donné que les séances d’EMI se déroulent en ½ groupe tous les 15 jours, qu’il ne s’agissait pas d’un devoir écrit sur un agenda, j’ai fait confiance à la mémoire des deux élèves intéressés par le sujet. Il se trouve que ça a marché.
15 jours après, au début du cours, Imrane et Yanis me disent :
– « Madame, on a fait les recherches que vous avez demandé, est-ce qu’on peut vous en parler ? ».
Bien sûr, je n’avais pas oublié. J’avais prévu de demander aux élèves de faire un petit bilan de ce qu’ils avaient appris au CDI durant le premier trimestre. Il s’agissait d’écrire sur un cahier de brouillon 3 phrases commençant par :
– Au CDI, j’ai appris….
Je leur ai demandé également d’écrire une question en lien avec l’Education aux Médias et à l’Information à laquelle ils aimeraient que l’on réponde (vous pouvez consulter les résultats ici : Bilan 6. L’interrogation d’Imrane et Yanis faisaient donc partie intégrante de la séance du jour.
Selon eux, pour créer un moteur de recherche, il faut :
– Apprendre le langage de programmation informatique php
– Créer une base de données contenant des mots – clés
– Stocker des pages web dans des balises (métatags)
Tout le monde a suivi ? Imrane et Yanis nous disent que pour récolter ses informations, ils ont utilisé les sites suivants :
http://www.commentcamarche.net/contents/801-php-creer-un-moteur-de-recherche
https://fr.wikipedia.org/wiki/PHP
Très bien, reste à définir ce que sont le langage php, une base de données et des balises ou métatags. Je demande à Imrane et Yanis d’approfondir leur recherche. Après quelques minutes, et une lecture attentive de la page wikipedia sur le php, nous butons sur le vocabulaire et l’aspect technique de la question. Peu importe, à ce stade, ce qui est important pour moi, c’est qu’ils aient réalisé et expliqué aux autres élèves qu’un moteur de recherche était créé à partir d’un langage informatique, de mots clés et de balises.
Ça sonne. Je reste sur ma faim. Je dois creuser cette question. D’autant plus que la conclusion d’Imrane et Yanis invitait à prolonger le débat :
– En conclusion, Madame, on dirait que créer un moteur de recherche avant la fin de l’année, c’est difficile, mais en deux ans…
Un mois après et une période de vacances écoulée, voici où nous en sommes. Créer un moteur de recherche, même simple, est une tâche très compliquée. Il faut maîtriser un vocabulaire spécifique complexe. Pour avoir une idée, vous pouvez cliquer sur le lien suivant qui indique comment créer un moteur de recherche avec Sphinx : https://openclassrooms.com/courses/creer-un-moteur-de-recherche-avec-sphinx-et-php. Il faut choisir un thème et sélectionner des pages web que l’on souhaite indexer, créer une base de données…
Bref, c’est un travail qui pourrait s’effectuer sur un temps long avec l’aide d’un professeur de maths ou de technologie. Vous me voyez venir ? Oui, je pense que cela pourrait être l’objet d’un EPI (Enseignement Pratique Interdisciplinaire) pour l’année prochaine. Problème : le professeur documentaliste n’est considéré que comme un intervenant dans un EPI. Il ne peut donc pas être partie intégrante du binôme d’enseignants qui mènera ce projet. Autrement dit, il faut que deux autres professeurs du collège souhaitent s’engager dans cette démarche. Autre solution, trouver des partenariats (informaticien de l’établissement, réseau Canopé…) pour nous guider dans la réalisation de ce défi. Dans ce cas – là, sur quel temps scolaire ou non scolaire pouvons – nous agir ? Autant de questions qui restent en suspens pour le moment. Je dirai encore une fois : « suite au prochain épisode »…

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Ma bibliothèque idéale : Mistinguette de G. Tessier

Article rédigé par Maguelonne Laffont (élève de 3°)

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 Photo disponible sur Pixabay (domaine public)

C’est l’histoire d’une jeune collégienne de 4ème qui recherche l’amour. Elle vient de déménager avec sa famille et va rentrer dans une nouvelle école où elle va devoir s’adapter…
J’aime bien Mistinguette. Elle a le même âge que moi dans chaque BD. Tout le tome 1, elle est en 4°. Dés le tome 2, elle rentre en 3ème. Elle évolue dans cette classe jusqu’au dernier tome sorti (tome 6).

Pour en savoir plus : http://www.editions-jungle.com/site/mistinguette_t1_en_quete_d_amour_&100&150.html

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